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Réunions régionaleset prudence

Publié le 15 décembre 2019 - Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

LES RÉUNIONS RÉGIONALES
La nouvelle saison de motoneige est à nos portes et, au moment d’écrire ces lignes, votre fédération est en pleine tournée régionale de début de saison. Rappelons que les « réunions régionales », comme on les appelle, ont lieu deux fois par année, soit en début de saison (de la mi-octobre au début de décembre) et en fin de saison (généralement de la mi-avril au début de juin). Une tradition à la FCMQ depuis 1991, la tenue de ses réunions vise à assurer des échanges et des partages d’informations entre la direction de l’organisation (les membres du conseil d’administration et les hautes instances de la permanence) et les clubs, véritables gestionnaires sur le terrain. Alors que nombreux sont les dirigeants et dirigeantes des 199 clubs membres qui participent au congrès annuel de la FCMQ, des facteurs contraignants (notamment le coût et le temps nécessaires pour y assister) limitent le nombre de bénévoles qui peuvent s’y rendre et participer. Voilà pourquoi les réunions régionales ont lieu, comme leur nom l’indique, en région où la participation est grandement facilitée pour ces soldats irremplaçables que sont nos bénévoles de clubs. C’est aussi un clin d’oeil au volet humain de la chose, puisque c’est ainsi que ces fiers individus peuvent accueillir les instances « chez eux ».

Au-delà des échanges disons « protocolaires » qui s’y déroulent, et notamment du survol des nombreux programmes, procédures et politiques, et les dates butoirs qui y sont rattachées, la réunion régionale est le forum idéal pour des discussions portant sur des questions ponctuelles et d’importance régionale. À titre d’exemple, un des sujets qui domine de plus en plus certains échanges est l’impact des changements climatiques. Plus précisément, la gelée de certains cours d’eau est devenue imprévisible, une situation qui met en péril les traverses. Ainsi, certaines régions ont maintenant un besoin plutôt criant de nouveaux ponts ou ponceaux, question d’assurer la sécurité des motoneigistes et de prolonger la saison. Vous n’êtes pas sans savoir que ceux-ci représentent des investissements importants pour les clubs concernés. Armés de ce genre d’information, les dirigeants de la FCMQ peuvent établir et mettre en oeuvre des programmes ou des initiatives qui permettront de résoudre ces problèmes importants. Comme toujours, les solutions passent dans un premier temps par la collecte d’informations, et voilà justement, entre autres, ce à quoi servent les réunions régionales.

En janvier 2018, un embâcle sur la rivière Saint-François dans le secteur de Bromptonville, en Estrie, a causé la destruction du pont Bernier, une passerelle névralgique pour la communauté motoneigiste (photo de gauche). Heureusement, des efforts presque surhumains du Club de motoneige Harfang de l’Estrie ont permis de reconstruire la structure à temps pour la prochaine saison (photo de droite). Il s’agit ici d’un exemple parmi tant d’autres des conséquences de plus en plus fréquentes et coûteuses des changements climatiques.

SOYONS PRUDENTS
Les débuts de saison sont toujours une période de grande fébrilité chez les motoneigistes. Ayant été privés de notre loisir favori pendant plusieurs mois, il est normal de vouloir se lancer à l’aventure, parfois sans accorder l’importance
nécessaire à la dimension sécurité de l’activité. N’oublions pas que les conditions de sentier actuelles sont celles d’un début de saison et peuvent donc être à des années-lumière des souvenirs de nos dernières sorties de l’hiver précédent.

On parle ici, entre autres, de sentiers qui ont possiblement été déplacés, de dangers (roches, souches, etc.) qui
pourraient être cachés sous la neige, ou encore de cours d’eau qui ne sont pas complètement gelés. Un autre élément souvent négligé dans cette course annuelle qu’est le début de saison est le volet mécanique. La période de l’automne et du début de l’hiver est idéale pour effectuer une mise à point de nos motoneiges, assurant ainsi notre sécurité et rendant nos sorties plus agréables. N’oublions pas aussi l’aspect environnemental,
une motoneige bien entretenue réduit non seulement l’impact sur la faune et la flore, mais également les coûts
d’opération.

Bref, préparons-nous et soyons vigilants. Évitons de laisser notre enthousiasme prendre le dessus sur notre bon
sens. Mais surtout, n’oublions pas que la sécurité, c’est un investissement pour la vie.

Joyeuses fêtes et bon début de saison à tous et à toutes !

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