Industrie

Un premier contact avec la nouvelle Transporter Lite 2UP

Publié le 9 mars 2021 - Michel Garneau (en collaboration avec Valérie Ménard), Photos: Carl Salvail

Certains ne se gênent pas pour reprocher à Yamaha (et à son partenaire stratégique Arctic Cat) de manquer à l’appel lorsqu’il s’agit de nouveautés dans leurs gammes de motoneiges depuis quelques années. Si cela n’est pas entièrement sans mérite, on peut aussi dire que ces deux fabricants sont, au même moment, les plus actifs lorsqu’il s’agit de préparer l’avenir de l’activité, en offrant une gamme de modèles qui vise les nouveaux adeptes. Prenez la nouvelle Transporter Lite 2UP, par exemple. Basée sur la Transporter Lite lancée l’an dernier, la 2UP est une nouvelle motoneige qui cherche à orienter la polyvalence de son géniteur vers la conduite à deux. Alors que le cœur de la mécanique sous-jacente (notamment le châssis et le groupe motopropulseur) demeure pratiquement identique, on a peaufiné les suspensions et ajouté un siège d’appoint pour créer une motoneige à prix modique prête à accueillir un passager.

Les accommodements pour le passager sont plutôt rudimentaires, mais fonctionnels.   

Ayant gardé en tête nos impressions de la Transporter Lite de l’an dernier, l’annonce que la nouvelle version 2UP serait équipée d’une suspension avant plus large et munie d’une barre stabilisatrice pique notre curiosité. Il en va de même pour l’ajout du banc double et des lames de surcharge à sa suspension arrière. Disons que nous étions curieux d’en faire l’essai.

L’écart entre les skis passe de 38 à 40 po, haussant la stabilité dans les virages.

Notre rendez-vous avec la nouvelle « 2UP » a eu lieu sur une superbe journée ensoleillée de début mars. Le poste de pilotage demeure identique, ce qui veut dire un peu contraignant pour ceux et celles « au bassin surélevé » (ou de grande taille si vous préférez). Le banc est confortable et la position de conduite carrée est accueillante, notamment pour ceux de taille modique ou moyenne. Le groupe motopropulseur est tout aussi doux que l’an dernier, les démarrages se faisant avec une souplesse remarquable. La vibration est très bien contrôlée et le monocylindre de 400 cc est amusant sans être intimidant, son meilleur rendement se situant à bas et mi-régime.  

Pendant la randonnée, la direction est légère et positive. Le louvoiement est à peine perceptible, un atout pour une motoneige visant une clientèle néophyte. Les virages se prennent en toute stabilité et prévisibilité, la 2UP ne cherchant pas à soulever le ski intérieur aux vitesses de croisière normales. Dans les faits, il s’agit d’une belle amélioration comparativement à ses consœurs avec un devant étroit.

Le ski montagne de Yamaha fait un excellent travail, livrant une conduite précise sans l’encombrement du louvoiement.

Les lames de surcharges, bien qu’elles puissent être plutôt frustrantes à engager, sont un véritable atout le temps venu d’installer un occupant sur le banc vacant. Comme on peut s’y attendre sur une motoneige à échelle 7/8, l’aménagement est plutôt restreint, alors mieux vaut être sélectif le temps venu de choisir votre compagnon de voyage.

L’ajout des lames de surcharge à la suspension arrière permettent à la 2UP de mériter son nouveau nom en haussant sa capacité portante. Utilisées en conduite solo, elles introduisent toutefois du louvoiement dans la conduite.

Munie d’amortisseurs hydrauliques de base, le confort est bien jusqu’à ce que le terrain se transforme en planche à laver, alors que les suspensions deviennent « sèches ». Heureusement que le banc fait un excellent travail pour masquer leur manque d’efficacité.             

La chenille Cobra aux talons de 1,6 po se démarque par sa polyvalence, tirant son épingle du jeu dans pratiquement toutes les conditions. Le frein fait aussi un excellent travail, offrant une belle combinaison de puissance et de rétroaction. 

Amusante et agréable à conduire, la nouvelle Transporter Lite 2UP est un bel ajout à la gamme Yamaha. Si elle ne hausse pas la barre pour les modèles deux places, sa convivialité et les sourires qu’elle procure aidera à assurer l’avenir de notre industrie, et ÇA c’est une formule gagnante.  

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