Nouveautés Yamaha 2021

Manufacturier: Yamaha - Année/modèle: 2021 - Catégorie: Nouveauté

Moteur

Plus de moulins à deux temps!

L’année modèle 2021 signale le retour en force de la motorisation à deux temps chez Yamaha, avec une offre augmentée de deux nouveaux moteurs. À vrai dire, les deux moteurs en question, un monocylindre de 397 cc et un bicylindre de 794 cc, partagent de nombreuses caractéristiques, dont le refroidissement par liquide, des dimensions internes (alésage et course de 85 x 70 mm respectivement), l’admission par injection semi-directe de carburant, l’utilisation d’un dispositif d’amortissement dans la rampe d’alimentation, un système de soupapes d’échappement opérant en trois phases et une pompe à l’huile électronique. On peut aussi parler de la marche arrière électronique, du démarreur électrique de série, d’un détecteur de cliquetis et d’une sonde thermique dans le système d’échappement. Pour en apprendre davantage sur le « mono » de 397 cc (connu sous le nom de C-TEC2 4000 chez le partenaire stratégique de Yamaha), veuillez visiter la section Nouveautés Arctic Cat à la page 22. On retrouve le nouveau moulin dans la SX Venom, la SX Venom Mountain et la Transporter Lite.

Les deux moteurs sont fabriqués par Arctic Cat à l’usine de moteurs de St. Cloud, au Minnesota. À noter : la calibration des deux moteurs est identique peu importe le fabricant qui l’intègre à sa production.

Dans le cas du bicylindre, il s’agit du même moteur connu sous l’appellation C-TEC2 8000 chez Arctic Cat. On parle ici de la plus récente version du moteur, soit celle issue de sa refonte de l’an dernier. Voici quelques caractéristiques clés de ce moteur de 165 ch :

- Les tuyères d’admission ont un diamètre de 50 mm.

- La rampe d’alimentation est fournie avec deux dispositifs d’amortissement censés assurer un fonctionnement plus uniforme du moteur en passant par la régularisation de la pression dans la rampe.

- Chaque cylindre a son propre injecteur de carburant positionné dans la portion supérieure de la lumière de transfert, ce qui permet de réduire les émanations polluantes et la consommation d’essence.

- La poulie motrice, une Rapid Response II fabriquée par Team Industries, est équipée d’un roulement sur l’arbre principal, ce qui permet une tension optimale de la courroie dans les poulies sans problèmes de bruit, de surchauffe ou d’usure.

Ce design permet aussi une diminution du rapport de démarrage effectif de 12,5 %, facilitant ainsi les démarrages et améliorant l’accélération. De plus, sa conception fait en sorte qu’aucun ajustement de la déflexion de la courroie n’est requis.

- La poulie menée, une Rapid Reaction BOSS (pour Built On Shaft Secondary ou fabriqué sur le bras), est également fabriquée par Team.

Celle-ci a la particularité que les assiettes usinées reposent directement sur le bras d’entraînement, éliminant du coup la manche en acier habituellement utilisée, réduisant ainsi du poids, améliorant l’équilibre et réalisant des tolérances plus serrées entre le bras et la poulie.

Châssis

Les Venom et la Transporter Lite

Les nouvelles motoneiges « quasi pleine grandeur » de Yamaha (la SX Venom, la SX Venom Mountain et la Transporter Lite) sont pratiquement des copies conformes des nouvelles Blast d’Arctic Cat. Cela est peu surprenant puisque celles-ci sont le fruit d’un projet de développement conjoint entre les deux fabricants. D’ailleurs, nous vous encourageons à visiter la section Nouveautés Arctic Cat à la page 22 pour en apprendre davantage sur ces nouveaux modèles. Notez que les nouvelles Yamaha ne sont pas 100 % identiques (mis à part les couleurs et éléments graphiques, bien sûr). On nous informe que le pare-brise (bas) des SX Venom (versions sentier et montagne), lequel présente une forme distincte, est unique à la version Yamaha. Pour ce qui est de la Transporter Lite, bien que son pare-brise soit de forme presque identique à celui de la Blast LT, celui de la Lite est transparent plutôt que tinté.

On retrouve le tableau de bord numérique sur toutes les versions. Celui-ci affiche la vitesse, le régime-moteur, le niveau d’essence, les heures de fonctionnement et la distance parcourue.

L’ensemble comprend également des voyants lumineux servant d’indicateurs de bas niveau d’huile et de surchauffe du moteur.

Les Mountain Max

Le retour du nom Mountain Max, absent de la gamme du fabricant depuis le début du millénaire, marque le retour de Yamaha dans le créneau des montagnardes à motorisation à deux temps. Fidèle à de nombreux autres modèles dans la gamme Yamaha, les Mountain Max s’apparentent de près à des motoneiges Arctic Cat, dans ce cas aux modèles M 8000 Hardcore. Alors que de nombreux éléments des Max sont nouveaux chez Yamaha, certains ne le sont pas. Par exemple, le châssis SRV-M qui est au cœur de ces bolides est semblable à la version utilisée dans la dernière refonte de feu la Sidewinder M-TX en 2018. C’est-à-dire que ce châssis comprend, entre autres, le carter à chaîne repositionné (qui permet de libérer de l’espace pour une chenille à talons de taille vertigineuse et d’en réduire l’angle d’attaque), les marchepieds étroits et les étriers redessinés qui avancent la position du pilote de 5,1 cm (2 po). Parmi les nouvelles caractéristiques chez Yamaha, on retrouve un poteau de direction vertical avec un support fabriqué en composite (permettant d’épargner 225 g [0,5 lb] de poids) et la portion arrière du tunnel fabriquée en aluminium plus mince (à nouveau pour retrancher du poids). De plus, les Mountain Max reçoivent un nouveau carénage plus étroit de 10 % (7,6 cm ou 3 po), plus dégagé à l’avant (pour améliorer la maniabilité et réduire la trainée), plus facile à retirer et à remettre, et enfin, fournissant une meilleure circulation de l’air sous le capot. De plus, les marchepieds ont été rigidifiés avec l’ajout d’un renfort extrudé à la portion extérieure, augmentant du coup la traction pour les bottes du pilote. Les montagnardes seront livrées avec, entre autres, un phare avant DEL, un tableau de bord numérique (de luxe), un pare-brise bas, un siège de montagne M-TX léger, un réservoir de 39,4 litres, une sangle de guidon et un disque de frein léger.

L’usinage du rotor de frein permet de couper 450 g (1 lb) de poids rotatif.

On a aussi pensé au côté pratique du bolide avec l’ajout d’une prise d’accessoires 12V et un sac de rangement pour lunettes. L’espace de rangement comprend entre autres un sac de tunnel de fabrication semi-rigide. Résistant à l’eau, celui-ci est amovible grâce à l’utilisation de fixations de type quart de tour situées à l’intérieur du sac afin qu’elles demeurent propres et faciles à utiliser.

Pare-brise GT

Tous les modèles de la sous-gamme GT (Sidewinder L-TX GT et S-TX GT, SRViper L-TX GT) reçoivent un nouveau pare-brise pour 2021. Celui-ci est fabriqué cette année avec un polycarbonate plus épais, ce qui aide à réduire l’effet de la vibration sur les rétroviseurs.

Le nouveau pare-brise est fabriqué d’un polycarbonate d’une épaisseur de 2,54 mm (0,100 po) alors qu’on nous dit que la moyenne de l’industrie varie de 1,52 à 2,03 mm (0,060 à 0,080 po). De plus, celui-ci est prêt pour la pose de rétroviseurs, des indicateurs étant ajoutés pour faciliter le perçage des trous nécessaires à leur installation.

Pare-brise SE

Les Sidewinder L-TX SE et X-TX SE suivent les traces de leurs consœurs LE avec l’adoption d’un pare-brise ultrabas (dit « de course ») pour 2021.

Retrait des sacoches

L’édition 2021 de la Sidewinder S-TX GT sera vendue sans les sacoches rigides qui étaient de série l’an passée. Toutefois, celles-ci sont toujours offertes en accessoires.

Suspension

Ski Stryke

Nous le souhaitions depuis plusieurs années : le ski Tuner à quille double est enfin chose du passé. À sa place, Yamaha nous propose un tout nouveau ski que l’on a nommé Stryke, sa configuration à quille unique ayant été choisie pour améliorer la précision de conduite (un point faible du ski Tuner). Si cet aspect de son design ne le rend pas révolutionnaire en soi, le fait qu’il soit conçu de manière à ce que l’on puisse ajuster sa façon d’appliquer de la pression au sentier, lui, le démarque du lot. Pour ce faire, on peut ajouter ou retirer des cales amovibles/remplaçables sous la semelle en caoutchouc, pour affecter la distribution de la pression exercée par le ski et ainsi varier les caractéristiques de conduite de la motoneige. Autrement dit, il sera dorénavant possible de régler la conduite en fonction de ses préférences ou des conditions par le simple déplacement de cales.

Un ski calibré pour exercer la majorité de sa pression dans la portion avant sera non seulement nerveux et vite à initier un virage, mais en outre, la manœuvre nécessitera plus d’effort au guidon. Si la pression est déplacée vers l’arrière, la conduite deviendra plus stable, notamment à vitesse élevée et en conditions de neige molle ou croutée. On nous dit que le nouveau Stryke sera livré avec un réglage « neutre » et que ceux ou celles voulant le peaufiner devront se procurer les cales auprès de leurs concessionnaires. Notez que l’ajout et le retrait de cales requièrent l’enlèvement du ski.

Le ski Stryke est d’une largeur légèrement en deçà de 15,2 cm (6 po), ce qui permet de respecter la limite de largeur hors tout de 121,9 cm (48 po), en vigueur dans certaines juridictions, sur les modèles qui en seront équipés, soit la SX Venom, SRViper L-TX GT et tous les modèles Sidewinder sauf la X-TX SE et la B-TX LE.

Le dessous du ski est à profile plat avec quille large. On nous dit que la lisse est d’un nouveau design unique qui concilie l’effort de conduite et le sous-virage.

Il est à noter que la SX Venom et la Sidewinder X-TX LE seront fournies avec lisse simple (et carbure de 5,1 cm [2 po] dans le cas de la Venom), alors que les autres modèles seront équipés d’une lisse double décalée.

Les SX Venom

Sans grande surprise, les deux SX Venom (le modèle de sentier et la Mountain) sont presque identiques à leurs cousines Arctic Cat, soit la ZR 4000 et la M 4000 respectivement. La seule différence se trouve au niveau des skis, les deux optant pour des unités propres à Yamaha. Dans le cas de la SX Venom (de sentier), celle-ci sera dotée du nouveau ski Stryke, alors que la SX Venom Mountain (photo) sera équipée du ski de montagne du fabricant. Pour en apprendre davantage sur les systèmes de suspension des deux SX Venom, veuillez visiter la section Nouveautés Arctic Cat à la page 22.

La Transporter Lite

La Transporter Lite suit elle aussi les traces de sa cousine d’Arctic Cat, la Blast LT. Comme ses consœurs Yamaha, toutefois, celle-ci fait également bande à part lorsqu’il s’agit du choix de ski, la Lite utilisant à son tour le ski de montagne du fabricant. Pour plus de renseignements sur les suspensions de la Transporter Lite, veuillez visiter la section Nouveautés Arctic Cat à la page 22.

L’ajout d’une charnière à la suspension arrière de la Transporter Lite facilitera l’utilisation de la marche arrière dans la neige profonde.

Les Mountain Max

L’arrivée des nouvelles Mountain Max signale la première utilisation chez Yamaha de la « suspension de montagne à rail unique », connue sous le nom d’Alpha One chez Arctic Cat. Bien cette suspension arrière soit maintenant bien connue des adeptes de la neige poudreuse, permettez-nous de revisiter certaines de ses caractéristiques notables :

- La portion arrière en aluminium (extrudé) du rail est collée à la section avant en magnésium (choisi pour sa légèreté).

- On nous dit qu’elle est la suspension arrière de montagne la plus légère sur le marché.

- Son design épuré fait en sorte qu’elle retient beaucoup moins de neige, réalisant des pertes de poids encore plus importantes sur le terrain.

- Ses roues de renvoi arrière à diamètre supérieur (soit de 25,4 cm [10 po]) contribuent non seulement à faciliter le roulement (libérant ainsi de la puissance), mais également à améliorer l’efficacité de la marche arrière.

Les amortisseurs arrière sont des Fox 1.5 Zero QS3 et Fox 2.0 Zero QS3L, les deux étant à réservoir et réglables en compression, et l’unité arrière (la version « L ») étant verrouillable. Offertes avec choix de deux longueurs de chenille, soit 391,2 cm (154 po) et 419 cm (165 po), les débattements respectifs des deux modèles se situent à 35,6 cm (14 po) et 28,1 cm (15 po).

Les chenilles sont également du jamais-vu chez Yamaha. Bien que leur profil Power Claw ne soit pas nouveau en tant que tel, celles-ci présentent un pas de 8,9 cm (3,5 po) plutôt que le pas de 7,6 cm (3 po) utilisé par le passé, pour une autre économie de poids.

De plus, les nouvelles chenilles font appel à une conception et une construction interne uniques, de sorte à améliorer leur flexibilité (et donc la conformité au terrain) sans compromettre leur durabilité. Enfin, celles-ci ont des talons d’une hauteur de 7,62 cm (3 po) pour une traction accrue dans la neige sans fond.

Les choses nous sont plus familières à l’avant où on retrouve la suspension SRV-M avec écart de 91,4 cm (36 po) et course de 17,8 cm (7 po). Les amortisseurs sont des Fox 1.5 Zero QS3 à réservoir et réglables en compression. Aussi, on fait appel au ski de montagne de Yamaha.

Enfin, si celles-ci ressemblent à bien des égards aux modèles M 8000 Hardcore d’Arctic Cat, on nous assure que la calibration des suspensions sur les Mountain Max est unique, notamment afin de tirer avantage des caractéristiques distinctes du ski de montagne du fabricant.