Vie des clubs

Club de motoneige Les Loups de Kamouraska

Publié le 17 décembre 2017 - Alexandre D'Astous

Les administrateurs Raymond Picard, Alain Pelletier, Yvon Chénard, Lionel Crettaz, Camille Michaud, Dave Ouellet, Marielle Dionne, Denis Picard, Paul-Émile Ouellet, Michael Boucher, Alain Ouellet et Claire Bégin

À 45 ans, le Club de motoneige Les Loups, basé à Sainte-Hélène-de-Kamouraska, fait de la place à la relève pour assurer son avenir à moyen et à long terme.

Le président des 20 dernières années, Dave Ouellet, agit en quelque sorte comme un mentor pour les jeunes comme Michaël Boucher qui veulent assurer la survie de l’organisme animant la municipalité de 933 habitants. « Chez nous, la recette du succès, c’est l’implication bénévole. Nous n’avons aucun employé. Nous misons sur la convivialité pour que les gens du coin s’approprient le club et veuillent s’y impliquer », indique-t-il.

Le Club est né en 1971, mais c’est en 1973 que le premier chalet est construit. « Ce chalet nous a par la suite servi de remise à bois jusqu’en 2003 », rappelle M. Ouellet. Le Club obtient l’année suivante sa charte d’affiliation à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec.

Au fil des années, plusieurs activités de financement sont organisées pour assurer la croissance constante du Club. En 1975, le Club acquiert sa première motoneige pour l’entretien des sentiers. La gamme d’activités proposées augmente avec le ski de fond et la raquette, des activités qui sont toujours offertes en 2017.

Les investissements se poursuivent au fil des années. En 1978, c’est l’agrandissement du chalet. L’année suivante, des démarches sont entreprises pour amener l’électricité jusqu’au chalet. En 1983, le premier chalet devient une remise à bois et un nouveau chalet est construit. L’année 1993 est le théâtre de la réalisation de plusieurs projets : la toiture du chalet est réparée, un pont est construit sur la rivière aux Loutres, sur le sentier Trans-Québec no 5, et enfin, on procède à l’achat d’une surfaceuse, soit un tracteur Ford 4610 sur chenilles.

Fusion avec deux clubs

En 1997, le Club de Sainte-Hélène fusionne avec le Club les Pèlerins de Saint-André et le Club des Satellites de Saint-Germain. Le chalet demeure à Sainte-Hélène. Ces acquisitions permettent au Club de prolonger ses sentiers à 53 kilomètres, avec une portion du sentier Trans-Québec no 5 et un sentier interrégional, le no 559.

« En 2000, nous investissons plus de 30 000 $ dans nos sentiers sur des ponts, des ponceaux et du sablage, mentionne M. Ouellet. Lorsque je me suis joint au Club, il n’y avait que quatre administrateurs. Nous avons fait le tour du village pour inviter des gens à se joindre au groupe. Ainsi, nous nous sommes retrouvés avec une douzaine d’administrateurs et nous maintenons ce nombre depuis ce temps. Pour bien fonctionner, il ne faut pas écraser nos bénévoles. Il faut que ce soit plaisant de s’impliquer. Par exemple, nous faisons chacun notre fin de semaine derrière le bar », souligne-t-il.

En 2002, une nouvelle surfaceuse de marque Massey-Ferguson est acquise. « En 2003, pour le 30e anniversaire du Club, on fait l’acquisition du terrain à l’arrière du chalet qui appartient à Raymond Picard et Aline Dionne afin d’y construire un nouveau garage.

Vue sur les Îles Pèlerins

En 2008, un embranchement du sentier interrégional à Saint-André permet aux motoneigistes d’avoir une vue sur les Îles Pèlerins et le fleuve, et donne accès au sentier de Rivière-du-Loup, créant ainsi une boucle intéressante et appréciée des amateurs. « Nous avons aménagé un belvédère à la demande des utilisateurs qui voulaient prendre des photos », indique M. Ouellet.

En 2012 et 2013, la rénovation complète de l’intérieur et de l’extérieur du chalet est effectuée pour le 40e anniversaire du Club – « un investissement d’une valeur de 100 000 $, mais qui nous a coûté beaucoup moins. Tout le travail a été effectué par des bénévoles et plusieurs partenaires financiers ont contribué », souligne le président.

Au cours des dernières années, le Club plonge dans l’univers du Web. « Nous sommes présents sur Facebook. Beaucoup de gens nous ont découverts grâce à ce réseau », mentionne le président du petit club comptant 70 membres. « On apprécie nos membres et on s’organise pour qu’ils se sentent appréciés. Si initialement, le nom des Loups repose sur la présence de la rivière du Loup, on peut aussi dire qu’il représente l’entraide qui nous caractérise, comme une meute de loups. »

L’objectif des administrateurs est toujours le même : améliorer les sentiers, les équipements et les services, le tout grâce à l’implication des bénévoles. « On veut que les gens s’approprient le Club. Il ne faut pas que l’implication devienne une corvée. On veut que nos gens s’amusent », précise M. Ouellet.

Animation du village

Le Club de motoneige Les Loups anime le village de Sainte-Hélène et ses alentours. En pleine saison de motoneige, le chalet est accessible sept jours sur sept. Pendant l’hiver, une activité de financement est organisée chaque mois. Par exemple, la veille de notre passage, le 18 février, les responsables ont dû refuser des gens pour un souper, car la salle était pleine. « Les gens embarquent bien. Chez nous, tout le monde est bienvenu. Nos portes sont ouvertes à ceux qui veulent venir jaser ou simplement décrocher. Les familles viennent pratiquer le ski de fond sur un tracé de 25 kilomètres, faire de la raquette sur 4 kilomètres ou glisser avec les enfants. Les amateurs de VTT sont aussi les bienvenus », mentionne M. Ouellet.

Cet hiver, sept personnes, dont le président Ouellet et le jeune administrateur Michaël Boucher, conduisent la surfaceuse. « On passe le plus souvent possible pour offrir des sentiers de grande qualité. Les motoneigistes satisfaits reviennent. Environ 60 % de nos visiteurs proviennent de l’extérieur. La plupart reviennent l’année suivante en emmenant des gens avec eux. »

Droits de passage assez faciles

M. Ouellet signale que les droits de passage sont obtenus assez facilement. « La majeure partie de nos sentiers passent chez deux producteurs agricoles qui nous font confiance. On demande aux utilisateurs de rester dans les sentiers par respect pour les propriétaires qui nous permettent de circuler. On a même la chance d’avoir des propriétaires qui incluent le transfert des droits de passage dans la vente de leur terrain », indique-t-il.

Pour le président actuel, le principal défi est d’intéresser les jeunes à reprendre le flambeau. « Il faut les encadrer, mais aussi leur laisser de la latitude. Heureusement, nous sommes soutenus par la fédération pour tout ce qui touche la paperasse et les programmes d’aide disponibles », mentionne celui qui souligne l’implication de Denis Langevin. « Il veut que les régions se démarquent. Il est toujours en mode solutions. »

Une saison exceptionnelle

La saison 2016-2017 a été exceptionnelle. D’abord, elle a commencé plus tôt que lors des dernières années, en décembre. L’abondance de neige a permis d’avoir des sentiers de grande qualité. Les touristes sont venus plus tôt que d’habitude et leur nombre n’a pas diminué en janvier ni en février. « On parle d’une hausse d’achalandage de 40 % », estime M. Ouellet.

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