Vie des clubs

Club de motoneige St-Michel-des-Saints

Publié le 16 février 2020 - Francine St-Laurent

Si les affaires sont souvent lancées à partir d’une passion, il n’y a rien d’étonnant alors à ce que des entrepreneurs passionnés de la motoneige prennent en main leur club. Leur but? En faire une source de fierté locale et plus encore!

Martin Benoît, propriétaire de l’hôtel Central situé à Saint-Michel-des-Saints, éprouve un très fort sentiment d’appartenance à son village natal, ce qui explique pourquoi il s’active pour lui tailler une place au soleil quitte à remuer ciel et terre. Il travaille fort pour promouvoir l’avancement économique de sa communauté située aux abords du lac Taureau. Or, Martin Benoît a su combiner le meilleur des deux mondes, c’est-à-dire les affaires et la motoneige, son sport hivernal préféré. Quel bel adon! La motoneige s’avère également un outil essentiel au développement de l’industrie touristique dans sa région. Sans la motoneige, l’hiver serait bien tranquille pour plusieurs des hébergements et des restaurants du coin. Puisque notre homme ne fait rien dans la demi-mesure, il a décidé de s’impliquer au sein du Club motoneige St-Michel-des-Saints – et pas à peu près. La preuve? Il en est le président depuis plus de trois ans.

Il n’est pas le seul, d’autres gens d’affaires de la région se sont joints à lui pour que leur club de motoneige devienne un véritable objet de fierté pour leur communauté. Parmi ces entrepreneurs, on compte Michel Bellerose (Location de Motoneiges Haute-Matawinie), Robert Lortie (Pourvoirie Pignon Rouge Mokocan), Sylvain Massicotte (Aventures El Toro), Denis Trépanier (ancien propriétaire de l’Auberge au Pied de la Chute), Pierre Tardif (ancien restaurateur), entre autres.

Puisque plusieurs kilomètres de sentiers traversent l'immense plan d,eau qu'est le réservoir du Lac taureu, il incombe aux bénévoles du Club de vérifier l'épaisseur de la glace afin d,assurer la sécurité des motoneigistes.

Un club qui renaît de ses cendres

« On a apporté plusieurs changements », déclare Martin Benoît qui rappelle que l’histoire du Club motoneige St-Michel-des-Saints a connu quelques rebondissements. « Le club a été créé dans les années 1960 ou 1970. Par la suite, il a fusionné avec le Club Royaume de la Motoneige Saint-Zénon et le Club La Glacière pour devenir le Club Royaume de la Motoneige. En 2016, on a décidé de se défusionner pour réactiver le Club motoneige St-Michel-des-Saints. » Martin Benoît affirme que ce changement a insufflé un nouveau dynamisme dans l’organisation.

La direction n’a pas lésiné sur les ressources nécessaires pour offrir de beaux sentiers. « Pour ce faire, le Club motoneige St-Michel-des-Saints a fait l’acquisition de deux surfaceuses flambant neuves au prix de 300 000 $ chacune et d’une grande gratte que l’on peut fixer à l’arrière. Et ce n’est pas tout. Nous venons tout juste d’acheter une troisième surfaceuse. » À cela s’ajoute une équipe bien dynamique : des bénévoles et du personnel rémunéré. « De véritables passionnés! », dit notre homme avec une pointe de fierté dans la voix.  . « Ces gens travaillent presque cinq mois par année. » L’homme d’affaires ajoute que tout ce beau monde organise différents événements. Ils ont établi un calendrier d’activités, comme un souper-bénéfice et encan.

. « L’an dernier, nous avons reçu une belle visite dans le cadre de cette activité : l’ancien hockeyeur des Canadiens, Yvon Lambert. Il a été invité par l’un de ses amis motoneigistes, un client de l’hôtel et membre du club », raconte le président, ajoutant que l’ancienne vedette de la Ligue nationale de hockey a apporté avec lui quelques belles surprises pour les offrir à l’encan. « Il a offert deux vrais chandails des Canadiens, l’un autographié par lui et l’autre par Guy Lafleur. Et une toile représentant Maurice Richard! »

Le club compte aujourd’hui trois surfaceuses dans sa flotte, incluant une nouvelle (et deuxième) Pisten Bully 400, assurant ainsi un entretien impeccable de ses plus de 180 kilomètres de sentiers. 

Une activité qui attire même nos voisins américains

Martin Benoît nous parle d’une autre activité de financement très populaire : le rallye Poker Run de Saint-Michel, organisé par son entreprise, l’hôtel Central. « Tous les profits sont remis au club de motoneige », souligne-t-il. L’activité a été diffusée l’an dernier dans le cadre de l’émission Histoires de sentiers. Les participants disent aimer ça à mort! Mais que diable signifie un Poker Run? Chose certaine, cette activité ne s’adresse nullement aux adeptes de la vitesse, loin de là; c’est ce qui permet à tout le monde d’y participer. Le rallye est jalonné de cinq arrêts où les motoneigistes doivent tirer chaque fois une carte à jouer prise au hasard. Ils terminent donc ainsi le rallye avec cinq cartes dans les mains qui composent alors un jeu de poker. Le gagnant est celui qui possède la plus belle main selon les règles du poker. « L’activité se termine par un souper dans le cadre duquel plusieurs prix de participation sont distribués aux gagnants. L’an dernier, on a eu 210 inscriptions – une augmentation de 80 inscriptions par rapport à l’année précédente », souligne fièrement Martin Benoît, en ajoutant que les gens viennent de plusieurs régions du Québec et même des États-Unis pour participer au rallye Poker Run de Saint-Michel.

Le Rallye Poker Run est un événement majeur dans le calendrier social du Club.

De gauche à droite: François Guilbeault, opérateur de surfaceuse, Sylvain massicotte, directeur général du Club et Martin Benoît, président.

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